Historique des opérations archéologiques
L’École française de Rome a travaillé essentiellement dans le Maghreb depuis la fin du XIXe siècle et jusqu’à la seconde guerre mondiale. D’abord en Tunisie et en Algérie puis au Maroc. Elle y est active encore aujourd’hui dans le cadre d’une coopération soutenue par le Ministère des affaires étrangères. Les fouilles en Italie sont rares avant 1946 : les plus importantes sont celles conduites dans la nécropole de Vulci en Étrurie méridionale à la fin du XIXe siècle (Stéphane Gsell) ; dans celle de Bologne au début du XXe siècle (Albert Grenier) ; quelques sondages sont réalisés dans les mêmes années à Porto près d’Ostie (Jérôme Carcopino). À partir de 1946, l’Italie devient le théâtre d’opérations régulières : les chantiers de Bolsena dans le Latium au Nord de Rome (initié par Raymond Bloch) et de Mégara Hyblaea en Sicile orientale (ouvert par Georges Vallet et François Villard) vont avoir une très longue vie. Après 1970, les problématiques et les terrains sont plus variés en Italie, du Frioul à la Sicile, en passant par la Vénétie, l’Émilie-Romagne, Rome et le Latium, les Abruzzes, la Campanie, la Basilicate, les Pouilles, la Calabre, la Sardaigne. L’archéologie médiévale prend sa place en Italie centrale et méridionale. Le Centre Jean-Bérard de Naples (CNRS/EFR) conduit aussi des opérations archéologiques. Ainsi, depuis plus d’un siècle, de très nombreux sites ont été fouillés si l’on y ajoute la poursuite des activités dans le Maghreb et les Balkans (Yougoslavie, puis Croatie et Serbie, plus récemment Albanie). Le matériel archéologique, propriété des pays qui nous accueillent, reste in situ. Les résultats sont publiés dans la revue de l’École (MEFR jusqu’en 1970, puis MEFRA pour l’Antiquité et MEFRM pour le Moyen Âge) : des chroniques archéologiques annuelles existent dans ces périodiques. Des volumes sont été publiés dans les « Suppléments aux Mélanges » devenus en 1972 la « Collection » de l’École.
La politique archéologique de l’École est fondée aujourd’hui sur les principes suivants :
- travailler dans le cadre d’un partenariat en tenant compte des demandes du pays d’accueil et de sa situation dans le domaine du patrimoine et de la recherche
- faire travailler des experts français qui peuvent apporter une contribution originale (anthropologie funéraire, travaux sur l’artisanat antique, opérations de paléo-environnement)
- contribuer à la formation à la recherche pour de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants)
- publier les résultats des opérations achevées.
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